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Comprendre le bâti ancien – Typologie

Comprendre le bâti ancien – Typologie

Avant d’entamer tout travaux de rénovation, il peut être très intéressant d’essayer de bien comprendre l’histoire et la typologie du bâtiment ancien.

L’habitat traditionnel de l’Entre-Sambre-et-Meuse est le résultat d’une longue histoire et le fruit d’influences multiples. La situation particulière de la région, à cheval sur plusieurs régions agro-géographiques et à proximité de grandes villes comme Charleroi, a entrainé des particularités propres à chaque village ou sous-région. Des matériaux, des proportions dans les volumes bâtis, une implantation particulière. De grandes fermes en carré sur les riches sols de Thudinie, de petites fermes en long en Fagne... Toute une typologie à découvrir !

Le Condroz

Comprendre le bâti ancien – Typologie Le bâti du Condroz se caractérise par un usage important de la pierre calcaire, extraite dans les carrières locales, souvent chaulée dans le passé, sous des toitures d’ardoises ou de tuiles en "S". Quelques spécificités locales existent néanmoins comme l’usage d’un calcaire gréseux aux tons jaunâtres dans le secteur de Florennes-Hanzinelle notamment. Florennes, Gerpinnes, l’est de l’entité de Walcourt et le nord de celle de Cerfontaine correspondent à cette typologie soit la majeure partie de notre territoire.

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L’habitat est principalement composé d’unités tricellulaires, fermes en long, groupant sous un même toit le logis, l’étable sous fenil et la grange, donnant une physionomie particulière aux villages condruziens. Les volumes sont souvent étroits, la toiture occupant ainsi une place peu importante.

Deux autres modèles de ferme se rencontrent également en Condroz : celui de la ferme en long à laquelle est adjointe une grange au volume plus ample et la ferme clôturée en quadrilatère.

La Fagne

En Fagne, au sud du territoire du GAL, la pierre calcaire est également l’élément dominant. Elle était généralement chaulée comme dans le Condroz. L’ardoise est le matériau de couverture le plus courant. La mitoyenneté, fréquente dans les villages fagnards, est due au fait que les villages se sont construits sur les terres les plus pauvres afin d’épargner au maximum les terres les plus riches qui serviront aux cultures. Ainsi, les villages de la Fagne ont généralement, vu de l’extérieur, un caractère plus massif.

L’habitat est plus souvent composé d’unités bicellulaires manouvrières, petites fermes composées du logis et d’une étable sous fenil. La présence courante de pièces à l’arrière du bâtiment fait qu’à la différence du Condroz, les volumes sont plus larges et par conséquent le volume de la toiture est plus important. Ces fermes sont généralement construites parallèlement à la voirie ménageant un espace semi-public en façade (on y entrepose du bois, du fumier, les véhicules agricoles...) ou autour du trieu, terrain libre à l’usage de la population dont on trouve des exemples significatifs à Villers-deux-Eglises et Senzeille.

L’habitat thudinien

L’ouest du territoire du GAL (principalement les villages à l’ouest de Walcourt) appartient à l’opulente région agricole qu’est la Thudinie, région rattachée au plateau limoneux hennuyer. On y trouve des villages où la pierre calcaire est également présente mais en mixité avec la brique. La tuile en "S" et l’ardoise sont les matériaux de couverture les plus fréquents.

Les volumes bâtis sont alors des rectangles longs et étroits, comportant à l’origine un seul niveau. Cependant, ces volumes furent modifiés au 19ème siècle, époque où de nombreuses façades furent surélevées principalement en utilisant la brique. Il s’agit principalement d’un habitat de manouvriers incluant logis et parfois une étable sous fenil. En Thudinie, on observe une plus grande quantité de fermes implantées en périphérie du village formant des noyaux bâtis isolés. Il s’agit de la cense wallonne, quadrilatère souvent clôturé où chaque bâtiment à une fonction individuelle et précise la différenciant de l’unité tricellulaire où toutes les fonctions sont réunies sous un même toit. Généralement, les exploitants emploient la main d’œuvre villageoise.