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Les pesticides mis de côté : de nouveaux traitements contre les mauvaises herbes

Les pesticides mis de côté : de nouveaux traitements contre les mauvaises herbes

La recherche agronomique et les progrès technologiques mettent aujourd’hui, entre les mains des agriculteurs, des alternatives plus respectueuses de l’environnement que les traditionnels pesticides. Ces nouvelles possibilités sont porteuses d’une agriculture moins nocive pour l’eau. Focus sur quelques outils de désherbage mécaniques.

Le désherbage mécanique est une alternative aux pesticides pour lutter contre les mauvaises herbes. Il peut être utilisé seul, ou combiné à d’autres moyens agronomiques. Quoi qu’il en soit, son but est de réduire, voire supprimer, l’utilisation d’herbicides sur les cultures. Cette manière de procéder participe à la préservation de la ressource en eau. En effet, moins il y a de pesticides appliqués sur les cultures et moins il y a de risque de contamination des nappes phréatiques ou des cours d’eau. Le désherbage mécanique permet aussi de conserver et améliorer la structure du sol. Le ruissellement est limité et le maintien d’un bon niveau d’hydratation et d’aération du sol est assuré.

La bineuse, zéro pesticide !

La bineuse est une machine entièrement mécanique. Elle est adaptée aux cultures en ligne, comme le maïs ou la betterave. Ses atouts sont nombreux : aucun pesticide n’est utilisé, très efficace entre les rangs de culture, nombreuses possibilités d’équipement.

Les pesticides mis de côté : de nouveaux traitements contre les mauvaises herbes

On peut, en effet, changer et adapter les « lames » de la bineuse selon l’écart entre les lignes de culture. Ces lames vont pénétrer dans le sol pour couper les mauvaises herbes. Comme la machine ne passe qu’entre les rangs, elle détruit ainsi les mauvaises herbes, tout en préservant la culture.

La désherbineuse, un bon compromis

Alliant mécanique et chimique, la désherbineuse permet d’agir entre et sur les rangs de la culture. Si la partie bineuse de la machine agit toujours entre les rangs, le produit chimique est pulvérisé sur la ligne de plantation. Il est donc uniquement utilisé là où les lames de la bineuse pourraient endommager la culture.

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Cette machine permet ainsi de diminuer jusqu’à 70% la quantité de pesticides utilisée. L’application de produit phytosanitaire est très localisée, ce qui limite aussi sa propagation en dehors de la parcelle. Avec ses deux actions en une, la désherbineuse permet en plus de réduire le nombre de passages, et donc de pulvérisations.

Des outils innovants en test

Ne pas utiliser de produits chimiques c’est bien. Mais si le travail pouvait se faire tout seul, ce serait encore mieux ! Cette idée n’est pas complètement folle puisque des scientifiques travaillent notamment sur un robot autonome de désherbage mécanique. Cette machine se guiderait donc seule, grâce à un GPS, entre les rangs de culture pour éliminer les plantes indésirables. Pour l’instant, des essais sont menés en culture de pommes de terre, ce qui est inédit. Une autre innovation consiste à envoyer un courant électrique dans le sol pour détruire les mauvaises herbes. Cet outil électrique serait utile pour des grandes cultures, mais aussi le long des voiries. Si pas mal d’alternatives aux pesticides existent donc déjà, d’autres sont encore en train de se développer. Pour préserver nos sols, notre environnement et notre eau, les agriculteurs font évoluer leurs pratiques et les scientifiques s’efforcent d’amener de nouvelles solutions.

Article rédigé Par PROTECT’eau